Assurance auto pour conducteur malussé : explication, devis

Une accumulation de sinistres responsables donne lieu à des malus sur le permis de conduire. Or, être un conducteur malussé provoque automatiquement une augmentation de la prime d’assurance auto, voire une résiliation de la part de l’assureur. Par chance, quelques marges de manœuvre existent pour rétablir votre situation.

Comprendre le profil du conducteur malussé

Lors de l’adhésion à une assurance auto, chaque conducteur bénéficie d’un coefficient de réduction-majoration (CRM) appelé également bonus-malus. Le malus désigne l’historique de sinistralité responsable. Il s’agit d’un coefficient négatif destiné à sanctionner les mauvais conducteurs. A contrario, le bonus récompense les bons comportements sur la route. Lors de l’adhésion, le bonus-malus est équivalent à 1. Lorsqu’un automobiliste est responsable d’un accident, une majoration de 25% est appliquée donnant lieu à un coefficient de 1,25. Cela signifie qu’une hausse de prix de 25% est appliquée sur l’assurance auto. Cependant, il faut savoir qu’il existe des sinistres graves qui entraînent un malus bien plus élevé. C’est le cas lorsque le conducteur a conduit à une vitesse excessive, a pris le volant sans avoir sur lui son permis de conduire ou dans le cas de circonstances aggravantes comme une conduite en état d’ébriété ou sous l’emprise de stupéfiants. Certains sinistres sont exclus de ce système à savoir les accidents de stationnement sans tiers identifié, les incendies, les vols ainsi que les bris de glace.

Réduire le prix d’une assurance auto quand on est malussé

Être malussé expose le conducteur à deux situations : soit son assureur pratique une majoration importante des primes, soit il est carrément résilié par la compagnie d’assurance. Le malus ne peut être supprimé ni disparaître même à l’issue d’une résiliation, car il est inscrit sur le relevé d’informations retraçant les antécédents du conducteur et l’accompagnant toute sa vie. La seule solution pour rétablir la situation est de ne pas enregistrer de sinistres pendant deux ans. À l’issue d’une conduite responsable sur ce laps de temps, le coefficient de réduction s’annule et revient à la normale c’est-à-dire au niveau 1. En attendant ce délai, le conducteur malussé peut faire descendre le prix de son assurance optant par exemple pour une assurance au tiers plutôt qu’une assurance tous risques. Privilégier une voiture de petite cylindrée permet aussi d’abaisser le montant des primes, tout comme opter pour une assurance au kilomètre au lieu d’une assurance classique. Cette formule consiste à payer uniquement le nombre de kilomètres parcourus avec le véhicule.

Vers quel interlocuteur se tourner pour trouver des devis ?

Les assureurs classiques sont rares à développer des offres à l’adresse des conducteurs malussés. Pour être couverts, ces derniers ont tout intérêt à faire appel aux agences spécialisées dans les profils à risques. Une étude attentive du profil du conducteur est opérée pour déterminer le risque qu’il représente et le prix des cotisations. Des devis personnalisés sont établis afin que l’assurance concorde avec les besoins et les caractéristiques du demandeur. Si ce dernier ne parvient pas à trouver une compagnie qui accepte de le couvrir, il peut s’en référer au Bureau Central de Tarification, un organisme indépendant dont la mission est d’obliger les assureurs à fournir des contrats.